A l'origine, la place située à proximité de l'église était un des cimetières du village. Un autre existait à côté du Chapitre.
Par la suite, au XIXème siècle, l'extension du village a sonné le démantèlement du cimetière pour le transformer en foirail à bestiaux et son déplacement sur la colline située de l'autre côté de la voie ferrée. D'ailleurs, le terrain étant pentu, un mur de soutènement a été édifié en 1852 avant la construction des maisons au nord de la place.
Dans les années 1970, lors de la pose du poste EDF, rue de la Carayrade, l'ouverture d'une tranchée sur la place a mis à jour de nombreux ossements qui sont conservés au musée de Saint Paul.

 

Saint Paul vivait de la vigne et de l'élevage; aussi, il y avait de nombreux chevaux et bovins pour aider l'homme dans ses travaux.
Le maréchal-ferrant était quelqu'un d'important; il reste quelques traces de ce métier : les "bouquets de Saint Eloi" fixés au dessus de l'entrée de l'atelier. Cette pièce met en valeur le savoir faire de l'artisan: assemblage de fers à cheval avec les différentes techniques maîtrisées (soudure, rivetage).

Saint Eloi est le saint patron des ouvriers qui utilisent un marteau (orfèvres, métallurgistes dont les maréchaux-ferrants)

A Saint Paul, nous en répertorions plusieurs situés, comme l'exigeait la tradition, au plus près de la Route Impériale devenue la départementale 117, de part et d'autre du Relais Principal (ex hôtel Saint Pierre).

 

     

  boulevard de l'Agly: Monsieur Zanuy Antoine             face à la place Saint Pierre: Monsieur Feuerstein Emile