Le pipit rousseline Longueur totale : 15,5 à 18 cm. Poids : 25 à 30 g. |
Pipit de grande taille au port altier, haut sur pattes. La coloration générale des parties supérieures est chamois fauve uni. Les parties inférieures sont crème, avec quelques fines stries éparses sur les côtés de la poitrine. Le sourcil est large et blanc. Cet oiseau court rapidement entre les touffes de végétation, s'arrêtant subitement, dressé, pour examiner les alentours.
En vol, il ressemble un peu à une bergeronnette du fait de sa longue queue.
Le régime alimentaire du Pipit rousseline est constitué principalement d'insectes qu'il capture à la suite d'une course brève.
Le Pipit rousseline niche au travers de l'Europe moyenne et tempérée, du Portugal à la Russie européenne. Au nord, il atteint le Danemark et l'extrême sud de la Suède. Sa limite méridionale est l'Afrique du Nord et la Jordanie. A l'est, il est répandu jusqu'au sud de la Mongolie et le nord-ouest de la Chine. Il s'agit d'un oiseau typique de milieu ouvert, à végétation rase. Il se plaît dans les milieux semi-arides, fréquemment sablonneux ou rocailleux : pelouses calcaires, dunes littorales, landes rases. Dans ses quartiers d'hiver africains, le Pipit rousseline se rencontre dans la savane.
Longueur moyenne : 61 cm (mâles) à 67 cm (femelles) Envergure moyenne : 157 cm (mâles) à 168 cm (femelles) Poids : 1 600 à 2 800 g pour les mâles et 1 800 à 4 200 g pour les femelles. |
Le Grand-duc d'Europe possède un corps massif : c'est le plus grand rapace nocturne du monde et il est deux fois plus gros qu'une Chouette hulotte. Il se distingue par sa grosse tête ornée d'aigrettes de 8 cm de long et par ses grands yeux jaune orange. Le plumage est brun-roux tacheté et barré de sombre sur le dessus. Le dessous est rouille couvert de raies brun foncé finement barrées de sombre. Quand l'oiseau émet un appel bec fermé, sa gorge enfle et fait apparaître une tâche blanche qui agit comme un signal optique dans l'obscurité. En vol, les ailes sont longues et larges.
Sur une courte distance, le Grand-duc d'Europe se déplace par bonds en retombant lourdement sur ses pattes. En vol, il est très agile et peut être rapide malgré sa taille. Il vole généralement au ras du sol dans les milieux ouverts mais peut aussi survoler les larges vallées à grande hauteur.
La phase d'activité commence au crépuscule puis se poursuit la nuit avec une baisse après minuit. Selon le contexte (site tranquille) et la période (famine, nourrissage des jeunes), ils peuvent être actifs le jour.
Les Grands-ducs sont très tolérants entre eux. Seul un territoire proche du nid est défendu. Le Grand-duc est en revanche très agressif à l'égard des autres rapaces diurnes et nocturnes.
Les rongeurs tiennent une part importante du régime alimentaire. Cependant, cet oiseau est opportuniste, il s'attaque en priorité aux proies « faciles » (vertébrés affaiblis, blessés, charognes, ...). Il est capable de prélever des corvidés, rapaces diurnes et nocturnes, pigeons, hérissons, lapins. En fonction du contexte, il peut capturer aussi des renards, chauves-souris, grenouilles, lézards, poissons, invertébrés. Il peut chasser à l'affut, en rase-motte, le long de parois rocheuses voire à pied.
Le Grand-duc d'Europe est une espèce sédentaire. Il utilise toujours les mêmes lieux pour dépecer ses proies et les entreposer. Néanmoins, la fidélité au territoire ainsi qu'au couple ne durent pas toute la vie.
Le Grand-duc d'Europe fréquente des habitats très variés : les falaises jouxtant les grandes étendues d'eau, les bords de mer, les garrigues du bassin méditerranéen. Il chasse essentiellement en milieu ouvert ou peu boisé. Pour nicher, il préfère les parois rocheuses et les carrières pourvues de cavités et de surplombs. Il recherche généralement la proximité de l'eau pour boire, se baigner et y trouver de nombreuses proies.
Le circaète Jean-le-Blanc Longueur totale : 62 à 67 cm. Poids : 1200-2000 g (mâle), 1300-2300 g (femelle). |
Rapace diurne pâle, de grande taille. Au posé, il présente une tête ronde avec de grands yeux jaunes rappelant un rapace nocturne. Se reconnaît assez facilement en vol : dessous blanc plus ou moins parsemé de taches beige à chocolat, plastron brun de taille et d'intensité variables. Le dessus est bicolore, la tête et les couvertures brun clair contrastent avec les rémiges brun foncé. Les ailes longues et larges sont bien digitées. La queue est barrée de trois bandes noires bien séparées. Silhouette caractéristique en vol glissé avec profil en « M ». Sa technique de chasse fait appel au vol stationnaire en modifiant en permanence l'ouverture de ses ailes.
Les autres espèces de rapaces lui ressemblant (de formes claires et de taille voisine) présentent une tache sombre au poignet : Balbuzard pêcheur, Buse variable de forme claire, juvénile d'Aigle de Bonelli de forme claire. Chez ce dernier, la tache sombre du poignet peut être absente mais le circaète est le seul à avoir des rémiges pâles dessous.
Il est présent chez nous de mars à octobre.
Il se nourrit presque exclusivement de reptiles, principalement des serpents. Cette spécialisation va de pair avec un statut d'espèce migratrice : il passe l'hiver en Afrique sahélienne au sud du Sahara.
Le circaète est une espèce des zones tempérées chaudes, méditerranéennes, steppiques et tropicales de l'Europe du sud, du nord de l'Afrique, du Moyen-Orient et d'une partie de l'Asie. Il recherche les milieux ouverts à couvert végétal peu épais : pelouses sèches ou rocailleuses, friches et landes de divers types, forêts claires de pins purs ou en mélange avec des chênes.
Le faucon pèlerin Longueur 36-48 cm Envergure 95-110 cm Poids 580-1 300 g |
Pour se reproduire, il recherche les falaises et autres parois tranquilles, s’adaptant aux carrières et parfois aux bâtiments élevés. Pour la chasse, il a besoin de grandes zones ouvertes incluant fréquemment des zones humides ou des habitats côtiers.
Le Faucon pèlerin se nourrit habituellement d’oiseaux capturés au vol, sur des terrains ouverts ou au-dessus de l’eau. Les proies sont repérées lors de vols hauts en cercles, sinon de perchoirs élevés. La poursuite se finit souvent par une plongée rapide, ailes fermées. Le choix des proies varie selon la disponibilité et le type de milieu. L’éventail des dimensions est extrême, allant du Roitelet huppé au Héron cendré ou à l’Oie (en moyenne de la taille d’un Merle à celle d’un Pigeon).
L’espèce est monogame et mène une vie solitaire ou en couple. Ceux-ci restent souvent ensemble toute l’année sur leur territoire, tant que les conditions climatiques et les ressources alimentaires le permettent. La formation d’un couple débute généralement tôt dans l’année, bien qu’elle ait parfois lieu en mars ou avril, juste avant la ponte. Pendant la saison de reproduction, les vols nuptiaux s’observent à proximité de l’aire.
L’aire est située sur une corniche de falaise. C’est une simple dépression grattée au sol ou au sein d’un vieux nid d’une autre espèce. La ponte de 3-4 œufs (extrêmes : 2 à 6) est déposée à partir de la fin mars. L’incubation dure 1 mois et l’éclosion, faiblement asynchrone, génère des différences de taille importante chez les poussins. Il y a très peu de compétition alimentaire entre eux et l’envol a lieu à l’âge de 35-42 jours. Les jeunes sont encore nourris pendant 3-4 semaines et mettent près de 2 mois avant de chasser efficacement.