Fréquenté depuis la nuit des temps, le site a possiblement été un lieu de cultes ancestraux, bien antérieurs au christianisme.
Selon certains, il est empli de mystères. D’autres viennent y puiser une énergie mystique.
Il a toujours suscité la curiosité, le lyrisme, le rêve ... et inspiré
De l'histoire fantaisiste:
«Et in Burgario – Les énigmes de Bugarach», A. Douzet.
Reportage de Jacques Roberti dans le journal «Marianne» du 6 mars 1935.
Des romans:
Le mammouth bleu.
Le trésor de Galamus.
Le roman d'un ermite.
Des films:
Désirella.
La neuvième porte.
Chine ma douleur.
Extraits de «ET IN BURGARIO – Les énigmes de Bugarach», A. Douzet :
« La grotte primitive, celle où coule la source, se trouve sous la très ancienne protection d’un autre personnage ermite des premières heures du christianisme, une certaine … Marie Madeleine !
Cette dernière partie des cavités devait avoir une extension considérable sous la forme d’une galerie dont l’accès comblé est aujourd’hui introuvable.
Effectivement, en 1597, Albert Fonçay Map (archives Louis P. Poincet) s’aventure dans ce boyau circulaire en compagnie d’un religieux du nom de Marie-Bernard Brauge.
On ne saura jamais de ce qu’il advint de ce dernier, car seul Albert Fonçay Map fut retrouvé trois jours plus tard par des journaliers de Bugarach !
Couvert de blessures, il ne se souvient de rien. Sortant parfois d’une léthargie agitée, il profère des propos incohérents. Il décède trois semaines plus tard dans une crise de délire apparemment sous l’emprise d’une terreur incontrôlable. »
« Si ce cheminement était une sorte de parcours initiatique, donc ponctuel ou lié à un rite aujourd’hui oublié, le candidat pouvait être attendu vers Bugarach et ainsi concrétiser … ‘’la sortie de l’ermite’’… entendu comme ‘’la sortie de l’ermite, à Bugarach, de son passage initiatique, rituel ou de la grotte.’’ ! »
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« Ensuite l’endroit dut être considéré de premier ordre spirituellement car il fut aménagé en véritable camp retranché de montagne lors des guerres de religion. On distingue toujours, à même les constructions de l’ermitage, des restes de fortifications : échauguette et meurtrières pour armes à feu… Reconnaissons que ce genre d’équipements n’est pas l’idéal pour une vie érémitique… pas plus que la promiscuité, pour un home solitaire, d’une garnison militaire même réduite au minimum. » « On sait seulement que ce fut un certain Hubert Labaut qui se chargea des aménagements sommaires, mais efficaces, de fortification des lieux. H. Labaut s’acquitta soigneusement de ce travail militaire… lui qui était avant tout spécialisé dans les travaux d’exploitations minières !!! » « Dans la petite nef se trouve un beau ‘’carré magique’’ (SATOR - AREPO - TENET - OPERA - ROTAS) taillé soigneusement dans un bloc de pierre rapporté. » |
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reportage de Jacques Roberti dans le journal «Marianne» du 6 mars 1935:
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Trois romans voient leur action se dérouler en partie dans les gorges de Galamus :
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LE TRESOR DE GALAMUS policier / suspense historique 2015
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LE MAMOUTH BLEU fantastique Luc Alberny 1935
GALAMUS - LE ROMAN D'UN ERMITE historique Prosper Olmières 1971 (traduit aussi en occitan) |
Un reportage, tourné le 15 juin 1972 par une équipe de l’ORTF dirigée par M. JONDOT, fit suite à la parution de ce livre:

Trois films sont liés au site:
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un a failli y être tourné en 1969 : DESIRELLA Erotique le réalisateur Jean-Claude Dague prévoit
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un y a été tourné en partie en1998 : LA NEUVIEME PORTE fantastique Roman Polanski |
et un y a été tourné en quasi-totalité en 1989 : CHINE MA DOULEUR
Fiche technique: titre original : Niu-Peng
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A l'exception de quelques scènes tournées en Seine-Saint-Denis, l'ensemble du film est tourné en 1988 dans les Pyrénées-Orientales, dans la région de Saint-Paul-de-Fenouillet et plus précisément dans l'ermitage Saint-Antoine de Galamus. |
Dans ce nom chinois, le nom de famille, Dai, précède le nom personnel, Sijie.
Naissance 2 mars 1954 à Putian, Fujian (Chine)
Nationalité Chinoise
Formation Institut des hautes études cinématographiques – Université de Pékin
Activités Réalisateur, scénariste, écrivain
Période d’activité Depuis 1984
Films 1984 : Le Temple de la montagne (court-métrage) 2002 : Balzac et la petite chinoise
1989 : Chine, ma douleur (Prix Jean-Vigo) 2006 : Les filles du botaniste
1994 : Le Mangeur de lune 2016 : Le paon de nuit
1998 : Tang le onzième
Dai Sijie, cinéaste et écrivain, est né le 2 mars 1954 à Putian dans la province côtière du Fujian, située au sud-est de la Chine. Il fait ses études primaires jusqu’à l’âge de douze ans puis entre au collège en 1969. Pendant la révolution culturelle (de 1966 à 1976), ses parents, médecins dits «bourgeois» sont mis en prison. Dans le cadre du mouvement d'envoi des zhiqing à la campagne, considéré comme un intellectuel alors qu’il est étudiant, il est envoyé en 1971 dans un camp de rééducation dans un village très difficile d'accès dans les montagnes de la province du Sichuan. En 1974, Dai est autorisé à retourner chez lui.
Libéré, il reprend ses études et étudie l’histoire de l’art. Cette expérience lui servira plus tard d'inspiration pour Balzac et la petite tailleuse chinoise (2000).
Dai est employé dans un lycée de province. À la mort de Mao Zedong, en 1976, il entre à l'université de Pékin pour y prendre des cours sur l'histoire de l'art chinois. Il reçoit sur concours une bourse pour partir à l'étranger et souhaite partir au Japon pour étudier l'histoire de la peinture. Toutefois, les autorités lui proposent plutôt la France, ce qu'il accepte. Il s'installe alors en France en 1984 et y fait des études de cinéma à l’Institut des hautes études cinématographiques.
En 1984, il retourne en Chine filmer Le temple de la montagne.
Son premier long métrage Chine ma douleur (1989) remporte le prix Jean-Vigo. Il est tourné en France (notamment à l'Ermitage Saint-Antoine de Galamus) en raison de l'interdiction de tournage en Chine (selon les autorités chinoises le film revêtait un caractère subversif). II est sélectionné à la Quinzaine des Réalisateurs. En 2000, son roman autobiographique Balzac et la petite tailleuse chinoise rencontre un impressionnant succès public. Le film qu’il en adapte est retenu au Festival de Cannes 2002. Son dernier roman, Le complexe de Di, remporte le prix Fémina 2003. Le premier sera finalement autorisé en Chine, malgré une postface avertissant le lecteur de son caractère « politiquement mauvais ».
Synopsis
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En 1966, au début de la révolution culturelle chinoise, Tian Ben, jeune garçon de treize ans surnommé “Petit Binoclard” fils d’un père réactionnaire mort et d’une mère qui est en camp de déportation (laogai), fait l’école buissonnière pour écouter des disques interdits. Un jour, il écoute une chanson de Zhou Sian, chanteuse sentimentale à la voix d’or, perturbant un rassemblement politique. |
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Arrêté pour ce crime, il est envoyé dans un camp de rééducation par le travail dans les montagnes de la Vie éternelle. Tout comme ses camarades, il porte un chapeau de papier sur lequel est inscrit le crime qu’il a commis. |
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Un vieux moine sourd et muet, amoureux des pigeons et un garçon de son âge à l’appétit insatiable, Bai Mao, ancien voleur, l’aident à supporter la vie très dure imposée aux ennemis du peuple. Il échoue dans une tentative d’évasion. Une troupe d’artistes ambulants égarés leur donne le spectacle prévu pour les villageois de la commune voisine. Petit Binoclard se blesse, échappe de peu à la mort.
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On ne peut que s’attacher à ces personnages qui à aucun moment ne se résignent et supportent ce qu’on tente de leur imposer, à la différence de ceux qu’ils côtoient dans ce camp de rééducation.
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![]() décors sur le parking du belvédère |
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